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Publié le 10/07/2010 08:06 | Nicolas Bégasse
Cahors. Un mois après le sinistre
Crue du Bartassec

Route de Toulouse, au lendemain de la crue/Photo DDM, Marc Salvet
Un mois plus tard, l'activité a en partie repris mais les travaux sont toujours en cours.
Le 10 juin, le Bartassec en crue dévastait les enseignes de la route de Toulouse.
Quand on voit le Bartassec aujourd'hui, à peine un filet d'eau sur un lit sec, on a du mal à imaginer qu'il y a un mois, en crue, il dévastait les entreprises de la route de Toulouse. Jeudi 10 juin au soir, gonflé par une succession d'orages, le ruisseau sort de son lit et emporte tout sur son passage : des dizaines de voitures, des plaques de bitume. Aucune victime, mais d'immenses dégâts pour les enseignes, pour la plupart des concessions automobiles mais aussi des commerces : l'Atrium, Carrefour, etc.
Un mois après, les travaux sont toujours en cours dans les établissements sinistrés. Même à Carrefour, qui n'a fermé qu'une demi-journée au lendemain de la crue, le toit reste à rénover et le parking souterrain, d'habitude réservé aux employés, n'a pas encore été vidé de toute sa boue. Ailleurs, les préfabriqués sont encore de rigueur mais l'ambiance est résolument tournée vers la reprise de l'activité (voir témoignages ci-dessous).
Catastrophe naturelle en attente
Certains ne se contentent pas d'une reprise, et veulent se montrer ambitieux. Ainsi, l'Atrium compte lancer à la fin du mois une nouvelle gamme de vin. Et du côté des concessionnaires, on espère bien assurer le Salon de l'auto à Cahors (voir encadré).
L'état de catastrophe naturelle, lui, se fait toujours attendre. Le 25 juin, un avis favorable était rendu par la commission interministérielle. « Il n'y a plus qu'à attendre que les ministres signent », résume Jean-Roland Gardette, de la concession Ford. Place aux lenteurs administratives, donc.
Autre question en suspens : le Bartassec et les aménagements qu'il faudra fatalement y apporter. Le ruisseau avait déjà causé des dégâts lors d'une précédente crue, en 1996. « A l'époque, on nous a dit que la crue était centenale, ou trentenale, et ça ne fait que 14 ans. ça fout la trouille, quand même », fait remarquer Christian Navarre, directeur de la concession Mercedes-Benz. Mais de l'avis général, on a plutôt confiance dans l'étude en cours sur l'aménagement du Bartassec, dont les premiers résultats seront connus avant la fin de l'année.
« On attend toujours le montant exact des dégâts »
« On avait déjà été sinistrés lors de la dernière grosse crue du Bartassec. Cette fois, j'étais là quand l'eau est sortie, on a essayé de sauver un maximum de matériel mais c'est allé très vite. Le lendemain, il faut nettoyer, assécher, faire le point des dégâts. Ils se comptent en centaines de milliers d'euros, mais on attend toujours le montant exact, rien n'a été validé encore avec les experts et c'est bien un problème. On a eu un début de reprise au bout de dix jours. Là, on est à 70 % de nos capacités. Nous n'avons pas eu de chômage technique, le personnel a travaillé pour nettoyer. Il y avait une très bonne ambiance, les gens étaient réceptifs. Les catastrophes révèlent l'âme des hommes et l'âme des entreprises. Les gens peuvent s'avérer surprenants. Positivement surprenants. »
« Moralement, c'était plus difficile que la crue de 1996 »
« C'est la deuxième fois qu'on est touché en 14 ans. La première fois, on ne se rend pas compte de ce qui nous attend. La seconde, quand on voit l'eau entrer dans le bâtiment, il y a un degré d'émotion différent. Au-delà du choc, on pense à la charge de travail qui va arriver. Cela rend l'épreuve plus difficile sur le plan moral.
Le personnel s'est mobilisé tout le week-end qui a suivi. En tant que chef d'entreprise, je salue mon équipe. C'est dans l'épreuve qu'on apprécie les qualités de chacun.
L'activité est loin d'être à 100 % : il nous manque les machines à embouteiller, les automates, etc. L'activité redeviendra optimale vers octobre ou novembre. En attendant, c'est le système D. »
« L'activité reprendra à 100 % d'ici novembre »
« On est en train de restaurer les locaux, tous les bureaux sont à refaire. On a nettoyé et décontaminé, maintenant les artisans vont défiler pour tout reconstruire.
L'activité a repris grâce aux efforts de notre équipe et à ceux de la municipalité et des pompiers, qui nous ont beaucoup aidés. On remercie aussi nos clients d'avoir été compréhensifs.
L'activité reprendra à 100 % d'ici octobre ou novembre. Au niveau du moral, nous sommes une petite équipe soudée à la base, et il n'y a pas eu de désolidarisation dans le drame. Tout le monde s'est motivé pour rester positif. »
« Il faut reconstruire avec intelligence »
« Les quelques heures d'abattement ont fait place à beaucoup de dynamisme de la part de l'équipe. Tout le monde a retroussé les manches pour retrouver un semblant d'outil de travail. Le moral de l'équipe est au beau fixe. Heureusement, les clients sont avec nous.
Au niveau de l'activité, on est à environ 70 %. Tout le monde est resté au travail, il n'y a pas eu de chômage technique. Le principal souci a été les voitures, et le sol, aussi. Niveau reconstruction on en a jusqu'à fin octobre, minimum. En attendant le personnel est dans les bungalows. Il faudrait qu'on reconstruise avec intelligence, surtout, avec des aménagements, de façon à ce qu'en cas de nouvelle crue on en réchappe. Les responsables politiques vont essayer de trouver des solutions, mais c'est aussi à nous de nous réinstaller intelligemment. »
« Ce n'est qu'une péripétie »
« On a pris plus que tout le monde, mais ce n'est qu'une péripétie, il y a plus traumatisant. Nos équipes ont beaucoup travaillé pour se ressaisir, elles sont venues travailler le dimanche. Il n'y a pas eu de chômage technique. Je tiens à adresser mes remerciements les plus chaleureux à la mairie et aux pompiers, qui ont été fabuleux. Les clients, eux, se sont montrés patients.
Nous rouvrirons dans les jours ou les semaines qui viennent. En attendant, nos vendeurs restent à l'œuvre. »
Publié le 05/07/2010 09:57 | M.M et J.-Cl. C.
Tempête : le bassin souillagais panse ses plaies

À Lanzac, les habitants se sont entraidés, pour tenter de sauver ce qui pouvait l'être . /Photo DDM, J-C C
Une heure du matin, samedi, de violents orages s'abattent sur les communes de Pinsac, Lanzac, Souillac, Le Roc. C'était une véritable tempête, témoigneront des habitants. La force du vent est particulièrement impressionnante.
Pour preuve, à Souillac même, une tente de plus de 100 m2 arrimée avec des blocs bétons de plus de 200 kg se retrouve propulsée quelques mètres plus loin. Des routes sont coupées, des toitures arrachées, des lignes électriques anéanties. Plusieurs habitations seront privées d'électricité durant de nombreuses heures. Dans les noyeraies, les dégâts sont considérables. Dans certaines exploitations plus de la moitié des noyers ont été déracinés.
Après les orages de la mi-juin, le bassin souillagais vient d'essuyer une nouvelle fois un dramatique épisode climatique. Après la peur et l'abattement au vu des dégâts causés, ce dimanche 4 juillet a vu un grand élan de solidarité se manifester. C'était le cas à Lanzac où ils étaient une bonne dizaine à s'entraider. Des hommes, des femmes, des adolescents, tronçonneuses en main afin d'essayer de sauver ce qui pouvait l'être. Les agents de l'EDF étaient également à pied d'œuvre ce dimanche pour réparer une ligne, près du camping, qui avait été endommagée par la chute de branches des platanes qui bordent la nationale 20.
À des kilomètres à la ronde, on entendait le bruit incessant des tronçonneuses chez les particuliers et agriculteurs. Ils profitaient du beau temps revenu pour panser les plaies. Celles- ci seront certainement très longues à cicatriser. Ici, tous espèrent que le bassin souillagais sera classé zone de catastrophe naturelle. Les maires s'y emploient.
Le chiffre : 30
minutes> Vent violent. Durant 30 minutes sur la commune de Cazals , comme l'orage de la mi-juin, les vents violents ont provoqué quelques dégâts.
Ailleurs aussi
Samedi matin à Prayssac, plusieurs boutiques situées en centre-ville sont inondées. Les réserves d'enseignes alimentaires sont elles aussi envahies par les pluies. Dimanche , grâce aux pompiers, aux employés municipaux, tout était rentré dans l'ordre. Un arbre coupé a été tronçonné. Dans le village, hier matin beaucoup de monde était présent au vide-greniers, chacun prenant des nouvelles des uns et des autres.
Publié le 04/07/2010 07:40 | Marielle Merly avec Jean-Claude Cristol André Fabre et Michèle Berthelot
De lourds dégâts à l'ouest du Lot
Orages

Des arbres arrachés par les orages sont tombés sur les bords des routes. /Photo DDM, J -C C
Les orages sont arrivés d'un coup sur les communes limitrophes des départements classés en zone orange par Météo France. Dans la nuit les sapeurs pompiers - une centaine d'hommes - ont effectué une soixantaine d'intervention. Cette nuit a été un véritable cauchemar pour les habitants de Lanzac, mais aussi Pinsac, Souillac ou Le Roc. Sur les coups de 1 heure du matin une véritable tempête, d'une rare violence s'est abattue sur la région Souillagaise, en particulier dans le couloir que forme la Dordogne.
Même si l'épisode orageux ne fut pas très long, il était suffisant pour provoquer de nombreux dégâts et en particulier à Lanzac, Le Roc et Souillac où le vent a couché dans certaines noyeraies près de la moitié des arbres. Joint par téléphone, le maire de Lanzac, Serge Doumerc nous confiait : « Après l'orage de la mi-juin, voilà Lanzac à nouveau cruellement touché. C'est un véritable désastre avec des routes coupées, des toitures arrachées, des lignes électriques anéanties, et surtout la désolation dans les noyeraies comme c'est le cas chez celle de Philippe Morize, détruite à près de 50 % ».
« Voilà 20 ans de travail qui fichent le camp. Après le tabac en juin c'est autour des noyers… Je ne sais pas commente je vais faire », confiait l'agriculteur dépité.
À Souillac, une tente de plus de 100 m2 arrimée avec des blocs de béton de plus de 200 kg s'est littéralement envolée pour se retrouver sur la piste. Les équipes municipales, celles de la DDE, de l'EDF, les pompiers, gendarmes du Lot ont fait de leur mieux pour dégager au plus vite les routes et veiller à la sécurité de tous.
Les maires des communes concernées vont très certainement demander que leur village soit classé en zone de catastrophe naturelle.
À Gourdon, c'est également la consternation. Roger Guitou, adjoint en charge de la voirie, ne cache pas son émotion. « Il y a eu beaucoup de dégâts surtout à la voirie. Beaucoup de sable, de graviers et de talus qui se sont effondrés sur la route, après beaucoup d'arbres qui sont tombés sur les routes autour de Gourdon. Des morceaux de route ont été entièrement défoncés. L'équipe de cinq employés communaux a eu beaucoup de travail. Ils ont démarré vers deux heures du matin pour ne s'arrêter qu'à midi et demi mobilisant la nacelle, la pelleteuse et plusieurs tronçonneuses. »
À Prayssac, plusieurs boutiques situées en centre ville ont subi de lourds dégâts, près de 5 cm d'eau dans deux boutiques. En cause : les bouches d'égout obstruées depuis longtemps.
Autre lieu sinistré, le magasin Intermarché où la partie des réserves a été envahie par les pluies. Durant la soirée, les sapeurs pompiers ont dû intervenir en divers endroits. Hier matin, ils procédaient au nettoyage de la place Gaston Dutours, envahie par la pluie. Elle avait ramené sur la place de nombreux détritus, branches d'arbres et feuilles.
Le chiffre : 50
Pourcents > Noyeraies . A Lanzac, des noyeraies ont été anéanties, 50% des arbres ont été déracinés par l'orage.
Publié le 17/06/2010 08:51 | Jean-Luc Garcia
Gigouzac. Après le désastre, une solidarité exemplaire

Chaussés de bottes et armés d'une volonté exemplaire, les habitants ont su faire face./ Photo DDM, Marc Salvet.
Gigouzac se remet peu à peu du désastre qui a plongé dans un profond désarroi de nombreuses familles avant qu'une solidarité exemplaire ne reprenne le dessus sur le mauvais sort et les éléments déchaînés. À chaque nouvelle pluie, les habitants craignent le pire même si beaucoup estiment que le plus dur est passé.
« Les inondations de 1960 ont été encore plus et dramatiques. Là, c'est différent. C'est moins violent mais il pleut plus longtemps », déclare une habitante heureuse d'avoir pu sauver l'essentiel de son mobilier. « Les chambres et la pièce de vie se trouvent à l'étage. Elles ont été épargnées. Seule la cave et la cuisine ont été submergées par l'eau », dit-elle. Ici, chacun a retroussé ses manches pour aider un voisin, une famille démunie, une personne qui a tout perdu. Tout sauf le soutien précieux de tout un village mobilisé. « Samedi et dimanche, c'était magnifique à voir. Plus de trente personnes du village ont travaillé sans relâche dans le restaurant Chez Régine pour nettoyer les locaux. Nous vivons ici une expérience humaine hors du commun, une vraie leçon de vie », s'émeut Romuald Molinié, le maire qui déplore tout de même de gros dégâts dans 60 bâtiments sur les 72 que compte son village. « 10 familles ont carrément tout perdu », ajoute-t-il en se raccrochant à ce formidable élan de solidarité.
La meilleure arme de Gigouzac.
Le restaurant ne peut pas rouvrir
Au restaurant « Chez Régine », chacun aide comme il le peut la responsable de lieux (lire ci-contre). « Tout est détruit ou très endommagé. Nous attendons la visite d'une entreprise de Brive spécialisée dans l'assèchement des locaux. Il nous est pour l'instant impossible de rouvrir notre établissement », regrette Régine.
L'église est aussi dans un triste état. Des experts en patrimoine doivent l'ausculter. D'autre part, le plafond d'un local associatif s'est effondré. Mais le maire ne se désespère pas. Le Lot a connu pire en 1960 : des pertes humaines.
Publié le 15/06/2010 09:04 | LaDepeche.fr
Nord Lot : un triste bilan

La vague de boue a fini sa course dans le jardin de cette maison, à Pinsac./Photo DDM, Odile Le Gall.
Au lendemain des pluies diluviennes qui ont touché notamment les communes de Pinsac et Lanzac, dimanche, des coulées de boues et d'importantes masses de gravas jonchaient encore la chaussée.
Parmi les maisons inondées, celle où naquit le dramaturge Roger Vitrac a subi l'assaut d'une vague de boue dévastatrice. La où, d'ordinaire, les regards d'égouts suffisent aux évacuations, un mini-lac s'est formé et, en l'espace de dix minutes, l'eau a pénétré dans la maison envahissant salon et cuisine, noyant la cave et le hangar. La solidarité des voisins a permis d'épargner les meubles. Au Peyral, d'autres sont venus aider leur voisine à évacuer l'eau stagnant dans le garage. 17 sapeurs-pompiers étaient mobilisés à Lanzac. « Ils ont œuvré d'arrache-pied, des heures durant, pour limiter les dégâts », souligne le maire Philippe Mouraud, pépiniériste et chef d'entreprise de 8 salariés qui a vu son hangar de 800 m² envahi par 5 cm de boue. Hier, l'heure était au premier bilan. La mairie va demander au préfet le classement de sa commune en catastrophe naturelle au cours du conseil municipal qui doit se réunir ce soir.
Le chiffre : 8
Centimètres>De boue. C'est la hauteur constatée dans certaines maisons et garages de Pinsac et Lanzac, hier après les fortes pluies de dimanche.
Publié le 14/06/2010 09:46 | Marielle Merly
Intempéries : vagues de boue à Pinsac et Lanzac

À Pinsac, l'eau chargée de boue s'est déversée de l'amont inondant des maisons d'habitation./Photo DDM Odile Le Gall.
Après Cahors, Gigouzac et le nord du Lot, c'est le nord-ouest du département, avec les communes de Pinsac et Lanzac, qui a été touché hier, en milieu d'après-midi, par de violents orages.
L'orage a commencé à 16 heures, et deux heures durant n'a cessé de tourner, occasionnant des coupures d'électricité sur le bassin souillagais.
« Nous avons eu un très violent orage, avec de plus de 50 mm d'eau. Nous avons surtout eu de gros problèmes avec les tampons d'assainissement qui remontent, il va falloir surveiller ça de près. Dans le village, de nombreuses caves ont été inondées, des greniers également. Des fonds de vallées n'ont pas été épargnés, l'eau a coulé occasionnant de gros dégâts dans les cultures », déplore Serge Doumerc, maire de Lanzac.
Dans la commune voisine, Pinsac, c'est la même désolation. Au camping municipal, 9 personnes ont dû être évacuées. « Nous avons eu une trombe d'eau qui a duré près de deux heures. Dans le village des maisons ont été inondées, nous avons aussi des dégâts de voirie. À cette heure, on ne déplore pas de problèmes humains, fort heureusement », explique Philippe Mouraud, maire de la commune.
Suite aux violents orages, une vague de boue s'est formée. Un maçon a eu l'initiative de former une digue avec un tractopelle pour protéger des maisons qui se trouvaient en contrebas.
« Grâce à lui, deux maisons ont pu être préservées, la vague de boue par contre s'est engouffrée dans des piscines », poursuit Philippe Mouraud. À 19 heures, les sapeurs pompiers étaient toujours à pied d'œuvre. Sur place ils étaient 20 de la caserne de Cahors, ainsi que des hommes des casernes de Martel et Souillac.
Trois pompages étaient toujours en cours, pour sortir l'eau des habitations. Quant au camping municipal situé à Beauregard, l'urgence s'imposait de la mise en sécurité des neuf personnes qui l'occupaient.
L'eau a raviné de la colline, puis a inondé le terrain, situé de l'autre côté en bord de Dordogne. Nombreux sont ceux qui ont été surpris en empruntant la route reliant les deux communes.
« À certains endroits, on aurait dit qu'une rivière coulait, c'était très glissant », témoigne un résidant.
En fin de soirée, aux environs de 20 h 30, on apprenait que les 9 campeurs évacués étaient retournés au camping.
Publié le 13/06/2010 10:47 - Modifié le 13/06/2010 à 11:57 | M Merly
Intempéries : après la désolation, l'élan solidaire

A l'Atrium, de la boue recouvrait encore hier matin le parking/Photo DDM. MM
A Cahors, Gigouzac, les sinistrés pansent leurs plaies. Le personnel de la cave l'Atrium à Cahors, les sapeurs pompiers n'ont pas ménagé leurs efforts.
Ils ont enfilé des bottes, mis des blouses pour remettre les choses en l'état. L'Atrium, sur la route de Toulouse a été envahi jeudi par des coulées d'eau. « Elles n'ont pas cassé la porte comme en 1996, mais les dégâts sont là », confie Christine Vigouroux.
Sans l'ombre d'une hésitation, le personnel à 90 % s'est mobilisé hier .Ils sont 30 sur le site. A l'intérieur et à l'extérieur, on ne ménage pas ses efforts. Les traces des intempéries sont encore impressionnantes. Marcher est délicat. Une boue saumâtre, collante persiste sur le parking. A l'intérieur, elle a endommagé le carrelage.
« En fait aujourd'hui, nous avons plein de petites choses à déplacer, ranger des bouteilles, des cartons . Les moteurs des machines sont morts, les ordinateurs aussi. On ne sait pas encore comment le mobilier en bois a supporté cet afflux d'eau. » La boue est arrivée de la Nationale 20, est partie de toutes parts. « Le Bartassec n'aurait pu la contenir, c'est elle qui a poussé les voitures », ajoute Christine Vigouroux. Robert Grasset, agriculteur à Lhospitalet, membre de la FDSEA, a fait le tour de sa commune. « Tous les producteurs ont été touchés, surtout à Granejouls. Moi, je n'ai jamais vu ça de ma vie. La grêle a duré trois quarts d'heure.Dans le village, même ceux qui ont des potagers n'ont plus rien. Le maire a envoyé une procédure de calamités agricoles à la préfecture. Il faut que les choses se mettent en place rapidement, pas dans six mois ».
Dominique Orliac, députée PRG du Lot, a fait savoir qu'elle s'entretiendrait très prochainement avec le préfet du Lot afin de discuter de l'éventualité d'obtenir la reconnaissance d'état de catastrophe naturelle. « Au besoin j'interviendrai auprès du ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, pour favoriser la bonne marche de la procédure », précise-t-elle.
Eau impropre à la consommation
La municipalité cadurcienne, par voie téléphonique ainsi que sur son site internet, a informé hier les habitants que l'eau courante était «impropre à la consommation» et de préciser que les autres usages domestiques ne sont pas concernés. « Les résultats d'analyses sont défavorables, on atteint les doses limites en bactériologie. A partir de lundi, nous distribuerons des bouteilles d'eau dans les écoles», précise Daniel Coupy, adjoint au maire.
La mairie informera de l'évolution de la qualité de l'eau au gré des évolutions à venir.
« Je n'ai jamais vu de telles calamités»
Exploitant à Castelnau-Montratier, Samuel Parmentier n'a jamais vu de telles calamités. Vendredi, dès les premières heures de la matinée, parant au plus urgent, il pense d'abord sécurité sur les routes, avant de se rendre sur ses terres.
Il intervient aux commandes de son tracteur, équipé d'une pelle, s'empresse de ramasser la terre qui a recouvert la route sur plusieurs dizaines de mètres en contre-bas de l'un de ses champs. Dans la vallée de la grande Barguelonne, l'équipe technique de la communauté de communes opère sur la voie, sécurisant les routes boueuses devenues dangereues.
Ce n'est que plus tard, parcourant ses champs, qu'il découvrira l'ampleur des dégâts. Melons, courgettes, tournesols, tomates, tout a été détruit par le déferlement des élèments. « Regardez à mi -coteau même les plastiques couvrant les plants de melons ont été emportés. Que de dégâts! Mes récoltes sont compromises à plus de 50 % c'est sûr,» se désole-t-il.
Le chiffre : 45
minutes > Grêle. La grêle qui a détruit jeudi les cultures sur la commune de Lhospitalet et le hameau de Granejouls, s'est abattue 45 minutes sans discontinuer.
« J'avais un bac à eau de 1000 litres. Il a été emporté au fond du champ avec 500 litres d'eau dedans » Robert Grasset, agriculteur à Lhospitalet, membre de la FDSEA
Publié le 12/06/2010 11:49 | LaDepeche.fr
Thémines. 2 mètres d'eau sur le terrain de football

Le stade transformé en piscine, sous 2 mètres d'eau.
Après de très fortes precipitations qui ont affecté notre région dans la nuit du 8 au 9 juin, de grandes quantités d'eau venues d'Anglars ont traversé en flots tumultueux la commune de Rueyères dès les premières heures du mercredi. Vers 9 heures, les gouffres de Thémines étaient pleins et un lac se formait au bas du village.
Rapidement, l'eau est montée, innondant la prairie, coupant ainsi la circulation sur la route départementale 40 vers 13 heures. Trois maisons furent en partie innondées, ainsi que les vestiaires du stade et la lagune de la station d'épuration. Bien que le débit de la rivière diminuait, l'eau couvrait toujours une partie de la prairie à 21 heures. Le stade était couvert par deux mètres d'eau. De nombreux visiteurs vinrent admirer ce plan d'eau que les Théminois espèrent éphémère. Il interrogent désormais la météo avec inquiétude.
La dernière innondation importante remonte à 1994. Une plus petite a failli être dramatique en 1999 puisqu'elle avait mis un groupe de spéléologues en péril sous le causse de Gramat.
Publié le 12/06/2010 07:43 | Jean-Michel Fabre
Cahors. Après le déluge, des millions de dégâts

La catastrophe servira indirectement l'étude sur le Bartassec confiée aux Coteaux de Gascogne et qui sera rendue en septembre ./Photo DDM Marc Salvet
Dégâts aux bâtiments, activités commerciales sinistrées, centaines de véhicules noyées, routes endommagées… La facture laissée par le déluge sera salée. Hier après-midi, au cours d'une conférence de presse commune tenue par le préfet, le maire de Cahors, le président du conseil régional, et Serge Bladinières pour le conseil général, Jean-Marc Vayssouze livrait un premier chiffrage : « On est sur des dommages extrêmement lourds, des millions d'euros ».
Face à un sinistre de cette ampleur, et devant les pertes économiques subies, la ville de Cahors va constituer un dossier de catastrophe naturelle avec l'appui de la préfecture. « Le dossier sera instruit dans les plus brefs délais et sans attendre, les personnes sinistrées doivent se manifester auprès de la mairie » rappelait Jean-Marc Vayssouze.
La solidarité viendra aussi de la Région. Martin Malvy est venu confirmer « que des mesures au titre de la réparation de l'outil abîmé ou de l'indemnisation seront prises ». Le jeune journaliste qu'il était en 1961 n'a pas oublié l'inondation qui avait fait 2 morts à Gigouzac.
Dans les jours qui viennent, peu à peu les traces de la catastrophe s'effaceront, restera un flot de questions. Et d'abord comment maîtriser ce Bartassec qui déborde tous les dix ans ? « Le Plan de Prévention des Risques Inondations, il fallait le faire mais il ne règle pas tous les problèmes » remarque le président du Pays de Cahors. L'étude sur les travaux de sécurisation du ruisseau ne sera rendue qu'en septembre. Comme le fera remarque le préfet, Jean-Luc Marx, « le seul point positif des événements aura été de fournir des éléments d'analyse grandeur nature pour le diagnostic final ».
Publié le 12/06/2010 11:41 | LaDepeche.fr
Cahors. De nombreuses récoltes perdues
agriculture

Des plants de fruits et légumes ont été noyés par les trombes d'eau qui se sont abattues avec violence ./Photo, P- H M
L'orage de grêle en certains lieux a complètement dévasté des cultures. Sur la commune de Lhospitalet, au hameau de Granéjouls, que ce soit sur l'orge, le tournesol, le maïs mais aussi les melons ou les courgettes, la perte est de 100 % sur de nombreuses parcelles. Les plants de melon ou de courgette ont été complètement déchiquetés.
Sur ce plateau, à partir de la commune du Montat et un peu plus loin, sur la commune de Pern, pas de grêle, mais les trombes d'eau qui ont provoqué des torrents à quelques mètres de la crête. Une seule explication : un cumul de précipitations qui a dépassé les 200 mm en quelques heures seulement.
Dans toutes les combes, les prés ont fait place à des torrents. Les petits ruisseaux qui coulent à peine l'hiver se sont transformés en rivières de 20 mètres de largeur. De nombreuses parcelles de céréales et de cultures fourragères ont été littéralement écrasées sous le flux. Les récoltes sont perdues. Au hameau de Terry, sur la trajectoire d'un de ces torrents spontanés, c'est une ferme équestre qui a été dévastée. Le torrent est entré avec violence dans la maison des exploitants. Les enfants ont dû se réfugier au premier étage pendant plusieurs heures.
Mission d'enquête
Dans la vallée de la Grande Barguelone, sur la commune de Castelnau-Montratier la rivière a complètement débordé. Tabac, melons, semences ont été inondés. Les récoltes sont totalement compromises. Pour les tabac, les plants qui ont été noyés vont probablement pourrir, nombre de salariés ne pourront pas être embauchés. Les dégâts sur les cultures ne se limitent pas au canton de Castelnau-Montratier. La chambre d'agriculture, qui nous a fourni les informations, a reçu de nombreux appels sur une grande partie du département, sur une bande longeant la nationale 20 notamment.
Les cantons de Catus et Saint-Germain du Bel-Air ont été particulièrement touchés par des précipitations d'une grande violence. LA FDSEA du Lot et les JA du Lot ont demandé une mission d'enquête sur le terrain, au plus tard mardi à la direction départementale des territoires.
Publié le 12/06/2010 11:41 | Jean-Michel Fabre
Cahors. « Du porte à porte pour donner l'alerte »
cellule de crise

Exceptionnellement, la cellule de crise animée par le préfet s'est tenu jeudi soir dès 21 heures sur le terrain des inondations. Photo DDM, M.S.

Jeudi soir, alors que le Bartassec commençait à rouler des eaux menaçantes, les responsables de la sécurité dans le département et les élus, les pieds dans l'eau, organisaient les secours depuis la route de Toulouse à Cahors. La cellule de crise s'est organisée autour du préfet sur le terrain des inondations au plus près des événements, alors qu'en pareille circonstance, la coordination s'effectue depuis la préfecture. Jean-Luc Marx a réuni là les chefs de la police, de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers, le représentant de la Direction du Territoire, et les élus du Pays de Cahors. Ensemble ils vont organiser la réponse face aux éléments et parer au plus pressé. « Nous étions en vigilance orange depuis 48 heures, mais les choses ont très rapidement empiré à partir de 21 heures » raconte Guillaume Quenet. Le directeur de cabinet du préfet témoigne de l'intensité de ses premières minutes. « La priorité numéro un était de vérifier qu'aucune personne ne soit en situation d'urgence, en étant, par exemple enfermée dans un véhicule charrié par les eaux. On a alerté tous les riverains, les commerçants et fait du porte à porte ».
Pendant que le phénomène torrentiel se développait, accru par les voitures emportées par les flots formant des embâcles, la cellule mobilise tous les moyens disponibles : « Il nous fallait mettre en place des déviations, sauver ce qui pouvait l'être et simultanément conduire à distance le même type d'opération sur le canton de Catus très touché par les inondations ». La décrue n'est intervenue que vers 1 heure du matin, le dispositif s'est alors progressivement allégé, mais la police est restée en surveillance toute la nuit.
Hier matin, les services préfectoraux commençaient à faire un premier état de la situation, Cahors et la commune de Gigouzac ont été frappées de plein fouet. Par endroits, les inondations ont laissé derrière elles un paysage dévasté. « Par chance, fait remarquer Guillaume Quenet, il n'y a pas eu de situation critique ».
Publié le 12/06/2010 09:17 - Modifié le 12/06/2010 à 13:40 | Jean-Luc Garcia
Saint-Germain-du-Bel-Air. « J'ai vu une grosse vague déferler sur ma commune »

Saint-Germain-du-Bel-Air. « J'ai vu une grosse vague déferler sur ma commune »
C'est un véritable spectacle de désolation qui s'offrait hier matin aux yeux ébahis des riverains de la rivière Céou, placée la veille en vigilance jaune à l'instar du Lot (en aval) et du Célé.
La commune de Concorès a subi de gros dégâts (maisons, caves, garages, routes…). Des tables et des chaises de jardin flottaient devant des propriétés où les flots capricieux avaient soudain élu domicile. à Saint-Germain-du-Bel-Air, le stade a été inondé ainsi qu'une partie du camping.
Cependant aucune évacuation n'a été ordonnée.
La commune de Frayssinet-le-Gourdonnais a également fait les frais de ces fortes pluies.
Les automobilistes qui empruntaient la côte de Lamothe-Cassel se sont retrouvés nez à nez avec un véritable mur d'eau. Plusieurs voitures ont été accidentées et se retrouvaient ensuite au garage Campana, situé à proximité de la zone inondée. Dans le même secteur, des agriculteurs et des habitants de fermes isolées ont craint pour leur vie, en observant impuissants le déchaînement des éléments naturels. Rivières incontrôlables, trous, coulée de boue, chutes de cailloux et de rochers : les pompiers du Lot, sollicités plus d'une centaine de fois en quelques heures, intervenaient sur des situations d'urgence et préservaient la vie des Lotois.
Gigouzac : le gros point noir
Le déploiement humain le plus massif a eu lieu à Gigouzac où pas moins de 60 pompiers étaient présents hier, toute la journée. Dans cette commune, les routes et les maisons inondées ont donné du fil à retordre aux secouristes qui ont engagé d'importants moyens matériels pour réaliser des opérations de pompage. Tel un bateau, une voiture naviguait au gré des flots, en plein bourg !
Romuald Molinié, maire de Gigouzac, est affligé : « C'est une grosse galère ! Nous avons eu très peur. Jeudi soir, vers 20 h 30, j'ai vu une grosse vague déferler sur ma commune. Près de cinquante maisons ont été inondées. Aucune n'a été épargnée. Il y avait de 80 cm à 2 m d'eau dans les pièces. Heureusement, les habitants avaient eu le temps de se mettre à l'abri. 80 % des habitations ont été privées d'électricité. La veille, dès que nous avons été prévenus de la montée des eaux, nous avons procédé à l'évacuation des véhicules », indique le maire occupé à panser les plaies de sa commune, hier, au sein du PC crise installé dans la salle des fêtes de Gigouzac.
« Je pense aussi aux habitants et aux agriculteurs de toute la vallée. Je veux maintenant que l'état de catastrophe naturelle soit déclaré pour ma commune ainsi que l'état de catastrophe agricole pour toute la vallée. Ce sont mes priorités absolues », insiste le maire, un seau à la main pour aider ses concitoyens.
L'église envahie par la boue
Olivier était très affairé aux côtés du maire. Aujourd'hui, il épouse Christelle ! À la mairie de Gigouzac… sans passer par l'église. Ce n'était pas au programme. L'édifice religieux, rempli de boue, a souffert.
Plus loin, Régine Andrieu, la responsable du restaurant « Chez Régine » sauve ce qui peut l'être : « Tout mon matériel et mes denrées sont fichus ! Mon congélateur, les salles, les réserves, la cuisine… », énumère-t-elle tristement.
« Nous ne pouvions
hélas que subir »
Alain érouart, un habitant du bourg inondé, secoue la tête en espérant ne plus vivre ça : « Le maire a juste eu le temps de nous prévenir que l'eau montait. Puis la vague a submergé nos maisons. Nous ne pouvions hélas que subir », lâche-t-il.
Enfin, Annie Diop, qui nettoyait aussi sa maison, est un brin philosophe : « J'ai déjà vécu des inondations l'année de mes 20 ans. Et cette fois, c'est l'année de mes 70 ans. Je sais donc ce qu'il faut faire dans cette situation », conclut-elle, le sourire aux lèvres malgré les événements. Le niveau d'alerte de vigilance orange a été levé hier soir.
Aujourd'hui le ciel devrait être plus clément. Dans le village, la solidarité fonctionne à plein régime. Des habitants des communes voisines ont prêté main-forte aux sinistrés de Gigouzac.
Un arc-en-ciel dans la tempête.
Publié le 11/06/2010 03:53 | LaDepeche.fr
Le Lot plongé sous les eaux
inondations

La zone industrielle de Cahors, hier, inondée par le Bartassec sorti de son lit./Photo Marc Salvet
La pluie a redoublé d'intensité hier, notamment en milieu d'après-midi sur l'ensemble du département, sauf dans le secteur de Figeac relativement épargné.
Elle tombait toujours très fort autour de Cahors, hier soir. Les pompiers ont multiplié leurs interventions, tandis que le service des routes du conseil général gérait également une situation difficile dans le secteur de Maxou, entre autres zones sensibles, où des routes inondées ont été fermées à la circulation. Et des coulées de boue rendaient les déplacements périlleux sur la départementale 820.
Les sapeurs-pompiers ont secouru douze personnes prisonnières de leurs automobiles immergées. Elles ont été conduites en sécurité au centre commercial Carrefour, rouvert par son directeur. Le centre commercial qui n'a pas été épargné par les ruissellements.
Les violents orages de grêle et de pluie qui se sont abattus, en fin d'après-midi, ont eu aussi fait sortir le Bartassec de son lit : vers 21 heures, les eaux de ruissellement ont inondé les routes de Toulouse et de Bellecroix.
Par ailleurs, hier, au petit matin, à Saint-Céré (zone très touchée la veille), le niveau de la Bave avait baissé d'un mètre… pour remonter ensuite en soirée. Le retrait de l'eau a laissé apparaître des dégâts importants.
Des parties entières de berges de la rive droite se sont affaissées.
À Thémines, le moulin et le terrain de football ont subi la soudaine montée des eaux. Le village subissant aussi la grêle.
En soirée, les pompiers sont intervenus plus d'une trentaine de fois à Pradines et autour de Mercuès où des caves, des garages et des serres étaient inondées.
Le département a été maintenu en vigilance orange et la rivière Lot (en aval), ainsi que le Céou et le Célé ont été placés en vigilance jaune.
Des routes coupées la veille ont cependant pu être rouvertes à la circulation hier. Mais la RD 14 entre Prudhomat et le carrefour avec la RD 30 est resté fermé, une partie du revêtement ayant été arrachée.
En quelques heures, les sapeurs-pompiers du Lot ont reçu pas moins de 350 appels et effectué une soixantaine d'interventions dans le département mais aucune victime n'est à déplorer.
Aujourd'hui, la pluie est encore attendue dans le département. Mais avec moins de violence.
Publié le 11/06/2010 08:51 | Jean-Luc Garcia
Inondations : le Nord du Lot en bave
intempéries

Près de la piscine de Saint-Céré, on pourrait (presque) aussi nager sur la route. /Photo DDM, Jean-Marc Thanry.
La pluie a redoublé d'intensité hier, notamment en milieu d'après-midi sur l'ensemble du département, sauf dans le secteur de Figeac relativement épargné. Au petit matin, à Saint-Céré (zone très touchée la veille), le niveau de la Bave avait baissé d'un mètre… pour remonter ensuite en soirée. Le retrait de l'eau a laissé apparaître des dégâts importants.
Des parties entières de berges de la rive droite se sont affaissées. L'avenue de l'Europe, l'avenue Robert-Destic et l'avenue Anatole-de-Monzie ont été inondées à cause, principalement, du refoulement des eaux par les égouts.
À Thémines, le moulin et le terrain de football ont également subi la soudaine montée des eaux. Les fortes pluies qui sont apparues en milieu de journée ont été suivies de grêle.
En soirée, les pompiers sont intervenus plus d'une trentaine de fois à Pradines et autour de Mercuès où des caves, des garages et des serres étaient inondées.
Le département a été, par conséquent, maintenu en vigilance orange et la rivière Lot (en aval), ainsi que le Céou et le Célé ont été placés en vigilance jaune.
Des routes coupées la veille ont cependant pu être rouvertes à la circulation hier. En revanche, la RD 14 entre Prudhomat et le carrefour avec la RD 30 est resté fermé car une partie du revêtement a été arrachée (300 m2 de chaussée sont à refaire).
La déviation mise en place reste effective jusqu'à nouvel ordre.
La RD 662 (traversée de la Toulzanie) était aussi dans un état très critique.
Enfin, des panneaux de circulation alternée ont été positionnés à cause d'éboulements, notamment sur la RD19 entre Saint-Céré et Terrou où un effondrement de l'accotement a été constaté. Prudence encore aujourd'hui !
Des coulées de boue
La pluie tombait très fort autour de Cahors hier soir. Les pompiers ont multiplié leurs interventions, tandis que le service des routes du conseil général gérait également une situation difficile dans le secteur de Maxou, entre autres zones sensibles, où des routes inondées ont été fermées à la circulation. Et des coulées de boue rendaient les déplacements périlleux sur la RD 820 (Le Montat). Aujourd'hui, la pluie est encore attendue dans le département. Mais avec moins de violence.
Publié le 11/06/2010 08:06 - Modifié le 11/06/2010 à 14:30 | Laurent Benayoun et Bernard-Hugues Saint-Paul
Cahors. La route de Toulouse sous les eaux
Des voitures flottant sur l'eau ou complètement immergées au garage Ford./Photo DDM Laurent Benayoun.
DIAPORAMA -- Les violents orages de grêle et de pluie qui se sont abattus, hier en fin d'après-midi, ont également eu des conséquences néfastes à Cahors : vers 21 heures, les eaux de ruissellement ont inondé les routes de Toulouse et de Bellecroix, tandis que le Bartassec sortait de son lit à son extrémité, au rond-point du garage Ford.
Un véritable spectacle de désolation : de nombreuses voitures immergées sous l'eau, d'autres flottant. Le rond-point de l'Atrium était bouclé sous un mètre d'eau, tandis que les automobilistes étaient bloqués sur la RD 820 à hauteur du rond-point du Montat.
Les sapeurs-pompiers ont secouru douze personnes prisonnières de leurs automobiles immergées. Elles ont été conduites en sécurité au centre commercial Carrefour, rouvert par son directeur. Le centre commercial qui n'a pas été épargné par les ruissellements.
Les commerces inondés
Un coup dur pour la zone commerciale, depuis le rond-point du garage Ford jusqu'au garage Peugeot. Dès ce vendredi et une fois les eaux retirées, les professionnels devront faire le triste bilan de ces intempéries.
En quelques heures, les sapeurs-pompiers du Lot ont reçu pas moins de 350 appels et effectué une soixantaine d'interventions dans le département, tandis que les agents du service des routes du Conseil général étaient sur le pont afin d'intervenir sur les voies de circulation concernées par des coulées de boue ou mettre en place les signalisations adéquates en cas de routes coupées. Aucune victime n'est à déplorer.
Les inondations dans le Lot
De violents orages se sont abattus sur le Lot, les 9 et 10 juin,
causant des inondations, notamment à Cahors.
Une mini-cellule de crise
Hier soir, les autorités préfectorales dont le préfet Jean-Luc Marx, le commandant Marcoux, directeur adjoint du SDIS, police et gendarmerie ont constitué une mini-cellule de crise afin de suivre l'évolution de la situation et prendre les mesures d'urgence appropriées.
Le chiffre : 350
Appels > Secours. Hier vers 23 heures, les sapeurs-pompiers avaient enregistré 350 appels liés aux intempéries. Ils ont débouché sur une soixantaine d'interventions (essentiellement du pompage et de la protection de biens). 30 étaient toujours en cours à l'heure où nous écrivions ces lignes.
« Je n'ai pas pu entrer dans l'Atrium car il y a 80 cm d'eau, mais je m'attends à de gros dégâts. Il y a moins d'eau qu'en 1996 où il y avait eu des pertes importantes ». Bertrand Vigouroux, directeur général d'Atrium.
Publié le 10/06/2010 07:57 - Modifié le 10/06/2010 à 10:07 | Jean-Luc Garcia
Le Lot les pieds dans l'eau

La Bave a été difficilement contrôlable hier, à Saint-Céré (ici, le quai des Récollets)./ Photo DDM, J.-Marc Thanry.
MÉTÉO -- Les Lotois se sont réveillés les pieds dans l'eau, hier. Certains ont même passé une nuit très courte, une nuit de galère notamment dans les secteurs de Leyme, Lacapelle, Livernon, Cahors, Bretenoux et Saint-Céré où l'eau s'engouffrait très vite dans des caves et des pièces d'habitations.
Les pompiers du Lot ont mené une vingtaine d'interventions, au petit matin dans les communes citées. Puis les précipitations ont redoublé d'intensité sur le département placé, dès 6 heures, en vigilance orange.
Au cœur de la matinée, les pompiers multipliaient les opérations de pompage dans d'autres caves et pièces également inondées. Selon les services de Météo France, le phénomène météorologique en cours est susceptible de se poursuivre durant toute cette journée de jeudi. Les plus fortes précipitations pourraient s'abattre à l'Est de la Dordogne et au Nord du Lot.
Des routes inondées
Hier, ces pluies incessantes ont engendré des difficultés de déplacement sur le réseau secondaire. Une première route départementale était inondée en milieu de matinée : la RD 653 à la sortie d'Assier en direction de Lacapelle-Marival.
Cet axe routier est exploité pour la déviation temporaire activée durant les travaux réalisés dans la traversée de Cambes.
Une nouvelle signalisation a été installée par les équipes des routes du Conseil général pour allonger la déviation via la RD 807 et Gramat. Des déviations supplémentaires ont également été mises en place pour palier l'impossibilité de circuler sur d'autres routes coupées : la RD 14 entre Prudhomat et la RD 30, la RD 662 dans la traversée de La Toulzanie (vallée du Lot), la RD 140 entre Cornac et Bretenoux, la RD 36 entre Rignac et la RD 840, la RD 246 entre Saint-Médard-de-Presque et la RD 30.
Le Lot, la Bave et le Célé surveillés par le service des crues
Dans le même temps, les équipes préfectorales associées à celles du Conseil général dressaient un point de la situation et craignaient un débordement des réseaux d'assainissement et des fossés bordant les chaussées. Cependant, à la mi-journée, ces risques s'atténuaient.
La rivière Lot et surtout le Célé (historiquement le cours d'eau le plus capricieux) sont surveillés à la loupe.
Seule la Bave a débordé, causé des inondations et nécessité l'évacuation d'un camping (lire ci-dessus). Le service des crues n'a toutefois pas eu à décréter l'alerte de niveau orange pour les rivières et les cours d'eau.
« La vigilance crue de niveau orange est décidée lorsque le risque de crue observé peut générer des débordements pouvant avoir un impact significatif sur la sécurité des biens et des personnes », précise la préfecture. Les pompiers ont, quant à eux, estimé que « la situation était préoccupante, mais pas alarmante ».
La vigilance reste de mise.
Les commerces touchés
Des appareils électriques (téléviseurs), des terrasses et des réserves appartenant à des commerçants ont subi des dégâts. Certains commerçants du boulevard Gambetta, à Cahors, ont fait les frais de ces fortes pluies.
Le chiffre : 36
26 interventions > Pompiers. Caves et serres inondées, pièces envahies par les eaux… Les pompiers du Lot n'ont pas chômé hier qui sont intervenus à 36 reprises. Aucun blessé n'est à déplorer dans les endroits traités.
Météo : le Lot de nouveau en vigilance orange
Le Lot est aujourd'hui encore classé en vigilance orange par Météo-France. De violents orages sont prévus sur le département ainsi que sur la région Limousin (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne). Quelques conseils : Renseignez-vous avant..
Publié le 03/06/2010 08:48 | Jean-Michel Fabre
La grêle a dévasté 100 hectares de vignes
Après l'orage du 26 mai
La tournée effectuée par le président du syndicat de défense de l'appellation cahors sur les secteurs frappés par l'orage de grêle du 26 mai, a permis à Maurin Berenger de mesurer sur le terrain l'ampleur des dégâts : « C'est impressionnant, tout le vert de la vigne est cassé, les feuilles déchiquetées par les grêlons ».
Accompagné du technicien de la Maison du Vin, le président du syndicat a parcouru une bonne partie du territoire viticole du Sud lotois, de Villesèque à Douelle en passant par Trespoux, la commune de Bagat, le plateau de Flottes. C'est la partie du vignoble qui s'est retrouvée directement sous l'œil de l'orage. Partout, c'est le même constat : « La végétation est perdue, il faut craindre dans ces conditions, une perte de récolte importante voire totale par endroits », déplore Maurin Berenger.
Le château Bellecoste, le domaine des Salles à Villesèque font partie des sinistrés et ils ne sont les seuls. « Il y a au moins 100 hectares de vignes qui ont été endommagés », note le patron de l'appellation. Les vignes du cahors couvrent au total une superficie de plus de 4 000 hectares.
Choc psychologique
Au cours de leur tournée, les responsables viticoles ont rencontré des vignerons choqués. « Psychologiquement c'est très dur à supporter, l'orage a été bref mais d'une grande violence et les conséquences financières seront lourdes. » Maurin Berenger évoque la question des assurances face à un aléa climatique de cette gravité. « Nous travaillons sur ce dossier avec les services de la Direction Départementale des Territoires, pour venir en aide à des vignerons qui ont vu en quelques minutes, leur travail anéanti. »
Reconnaissance des calamités agricoles ?
Tout un travail d'instruction du dossier commence, donc, pour éventuellement, faire bénéficier les sinistrés d'une indemnisation. Responsables agricoles, communes, services administratifs seront sans doute associés dans cette démarche. Plutôt qu'un état de catastrophe naturelle, les dégâts sur l'AOC occasionnés par l'orage pourraient faire l'objet d'une reconnaissance de calamités agricoles. La procédure avant d'aboutir demandera plusieurs mois.
Publié le 27/05/2010 08:04 | Jean-Michel Fabre et Michèle Berthelot
Le violent orage a causé de gros dégâts
intempéries
À Gourdon, la hauteur de l'immeuble a obligé les pompiers à déployer l'échelle./Photo DDM, M.B. 
L'orage a été bref mais d'une grande violence. Un coup de tabac s'est abattu principalement sur le sud du Lot et la Bouriane mardi soir, entre 22 heures et minuit. Des rafales de vent ont annoncé le déchaînement du ciel, puis tout s'est obscurci, avant les coups de tonnerre, les éclairs de foudre, la pluie forte et les grêlons. « Ils étaient gros comme des noisettes », témoigne une viticultrice de Villesèque.
Le CODIS des sapeurs-pompiers à Cahors a reçu dans un laps de temps très court plus d'une dizaine d'appels pour des caves inondées et des chutes d'arbres, enclenchant des interventions sur le secteur de Cahors, Mercuès, Douelle, Catus, Gourdon, Pontcirq et même plus au nord sur Bretenoux.
Il donne l'alerte avec une corne de chasse
Dans la soirée, deux gros incendies provoqués par la foudre ont mobilisé les soldats du feu. Vers 22 heures, à Gourdon, un coup de tonnerre comme une déflagration secoue la ville. Une odeur de brûlé se répand avenue Gambetta où une maison commence à s'embraser. Le téléphone est coupé dans la rue. Jean Constant, un retraité, aperçoit des flammes juste en face de chez lui. Pour alerter la locataire qu'il sait seule dans la bâtisse en feu et les voisins autour, il aura le réflexe de sortir et de souffler dans une corne de chasse. Les pompiers de Gourdon et des renforts Salviac, une quinzaine d'hommes au total sont intervenus. L'occupante des lieux, une jeune femme de 31 ans, enceinte a été transportée à l'hôpital de la ville. Dans la nuit, grâce à l'intervention de la maire de Gourdon, elle était hébergée dans un hôtel de la cité
Un second feu de maison survenait vers 0 h 30, à Pontcirq, au lieudit « Mas de Vergne ». L'éclair de foudre, la charpente qui se consume, des tuiles qui éclatent, bientôt la maisonnette attenante à la bâtisse principale, propriété d'Adrien Marcuz, est la proie des flammes. Des pompiers de Cahors, Castelfranc et Prayssac sont envoyés sur place. Mais le feu a fait son œuvre, le corps de bâtiment en cours de restauration n'était plus qu'un amas de ruines.
La grêle a mâché des vignes sur l'appellation
Une partie de l'appellation cahors, sur la commune de Villesèque et principalement autour du hameau de Trébaïx, a subi de plein fouet l'orage de grêle. Hier, Christian Roucanières (Château Bellecoste) ne pouvait que constater les dégâts. Sur une bande d'environ 2 km de large, les vignes ont été abîmées. Tout le vert a disparu, il ne reste plus que les vieux bois. Les exploitations viticoles voisines ont connu un sort identique. Dans le même secteur, les grêlons ont aussi couché les champs de blé et de luzerne.
Publié le 10/08/2009 04:36 - Modifié le 10/08/2009 à 07:42 | J-M. F.
Les veaux sauvés du brasier par les pompiers
Lot. Une boule de feu frappe l'étable.
Les veaux ont été sauvés in extremis de l'étable envahie par la fumée et les flammes. Photo DDM, M. P.
Un témoin raconte avoir vu une boule de feu s'abattre sur l'étable. Hier matin vers 8 heures, sur la commune de Calviac, près de Sousceyrac, dans le Nord du Lot, un violent orage éclate. Au lieudit Granouillac, la foudre touche le bâtiment agricole de 300 m2 et déclenche, dans les minutes qui suivent un incendie.
L'exploitant agricole a tout juste le temps de sortir une partie de son cheptel, trois génisses avant que les flammes se propagent et que la fumée envahisse tout.
Les sapeurs-pompiers dépêchés sur les lieux depuis les centres de secours de Sousceyrac et Saint-Céré tentent, alors de pénétrer dans l'étable où quatre veaux se trouvent encore piégés par le feu.
Les animaux apeurés ont trouvé refuge tout au fond du bâtiment. « On s'est équipé avec des appareils respiratoires, il y avait trop de fumée à l'intérieur. On a mesuré les risques » témoigne Gérard Salgue, l'adjoint au commandant des pompiers de Sousceyrac. Les pompiers vont entrer dans la fournaise et en activant unelance à incendie, ils finiront par déloger les broutards de leur cache et les faire sortir de l'étable transformée en brasier.
L'éleveur a pu retrouver ses veaux sains et saufs, mais les dégâts matériels engendrés par le coup de foudre sont très importants. La structure du bâtiment a sérieusement souffert, les 120 balles de foin et de paille qui étaient entreposées sont parties en fumée.
Par ailleurs, l'orage a semé quelques dégâts sur son passage à Cahors où il a fallu bâcher une toiture, à Gourdon où un arbre s'est couché sur des lignes électriques, à Souillac, Mauroux et Touzac où les pompiers ont dû vider des caves inondées.
Publié le 03/07/2009 08:20 - Modifié le 03/07/2009 à 10:35 | Anne-Sophie Talayssat.
Cahors. 18 000 foyers privés d'électricité
Hier, la foudre a plongé la ville dans le noir pendant près de trois quarts d'heure, suite à un problème sur une jonction souterraine.
C'est au niveau du transformateur principal de Cahors que le sinistre a eu lieu. Photo DDM, Marc Salvet.
Vers 11 h 40 hier, un violent coup de tonnerre s'accompagne d'une soudaine coupure d'électricité. Surprise générale. Tout Cahors est touchée. Sur le boulevard, les magasins sont brusquement plongés dans le noir. Cahors revêt tout à coup des allures de ville fantôme.
Plus d'électricité au magasin Phox. Le responsable, Rudolph Noyer, attend à l'entrée et amusé, témoigne : « On est complètement paralysé car ici tout marche à l'électricité. Même le store est bloqué, je suis obligé de monter la garde ! ». Pas plus d'électricité au tabac presse voisin « La cave à cigares ». « Ma caisse est bloquée, je ne peux pas rendre la monnaie aux clients, ni scanner les articles achetés » explique le gérant, Philippe Delbos. « Mais cette coupure ne fera pas tomber notre chiffre d'affaires de 50 % », poursuit-il avec philosophie.
Sourire plus crispé au « Café Crème », boulevard Gambetta. « On a déjà eu des coupures mais jamais si longues. À l'heure du repas de midi, ça tombe mal. On ne pourra servir que du froid », explique Léonce Gaillard, le gérant.
Par ailleurs, près de dix ascenseurs sont soudainement bloqués suite à la panne, nécessitant l'intervention rapide des pompiers.
Si environ une demi-heure après la coupure, l'électricité revient peu à peu dans les magasins du boulevard, à 12 h 45 la sandwicherie « La Grignotte » est toujours plongée dans le noir et on s'inquiète pour les glaces. « On ne pourra pas tenir des heures comme ça » soupire le gérant.
En ville, on s'interroge sur les causes de la coupure. En début d'après-midi, on apprend que son origine provient du poste source situé près du Lot. La partie moyenne tension est touchée ; la direction d'EDF annonce la détérioration d'un des deux transformateurs que comporte le poste source situé près du pont Valentré. La concomitance de l'incident avec l'orage donne à penser que le dommage est lié à la foudre, même si la direction reste prudente. Plus assurée sur le nombre de clients touchés par la coupure que sur ses causes réelles, Joëlle Paoli, Directrice de la Communication EDF-GDF Lot, parle de 18 000 clients concernés par la panne électrique.
À 13 h 30, 2 000 sont encore sans électricité. En milieu d'après-midi, elle confirme finalement : « Il y a eu un problème sur une jonction souterraine au niveau du poste source. Une jonction qui a brûlé, vraisemblablement à cause de l'orage.
Au moment de la coupure, l'un des deux transformateurs était en maintenance. Il est en ce moment réactivé par nos techniciens qui s'efforcent également de changer l'alimentation défectueuse du second transformateur. »Sur place, Olivier Lasfargues, chef de l'agence comptable d'EDF, assure que la coupure est liée à l'orage.
La réalimentation des Cadurciens a pu s'effectuer à distance en utilisant l'arrivée du courant par d'autres postes source, notamment celui de Saint-Henri.
L'orage a sévi ailleurs : Prayssac, Puy-L'Evêque…
Vers 15 h 30, la Directrice de la Communication EDF-GDF Lot, Joëlle Paoli, annonçait également des coupures d'électricité sur Prayssac et Puy-l'Evêque.
Des incidents qui sont survenus sur le réseau RTE 63 000 voltes. Dans ce secteur, la panne électrique sur la partie très haute tension a ainsi plongé dans le noir environ 3 000 personnes.
Vers 14 heures, le serveur vocal d'ERDF (Electricité Réseau Distribution France) annonçait également des coupures électriques sur Pradines, Villesèque, Saint-Vincent-Rive-d'Olt.
Publié le 30/07/2008 09:48 | LaDepeche.fr
Montbrun. Le camping sous un violent orage
Le violent orage de lundi soir a laissé des traces dans le canton de Cajarc.
Fait divers. Le camping municipal Les Cournoulises à Montbrun, dans le canton de Cajarc, a subi de plein fouet la tempête de lundi soir.
Dès 17 heures et durant deux heures, le vent a soufflé arrachant une dizaine d'arbres ou les brisant net, même des chênes centenaires.
Par chance, seul un arbre s'est effondré au pied d'un camping-car, l'effleurant seulement. « On a dû attendre que ça se calme, impossible de sortir étant donné la violence. Puis on a fait patienter tout le monde dans le bloc sanitaire, avant de déclencher un plan urgence et de reloger nos vacanciers à la salle des fêtes », explique Gérôme Latièze, le gérant du camping. Une bonne vingtaine de personnes ont dormi à la salle des fêtes.
Tonnelle du snack, tables et chaises envolées, tentes arrachées… « C'est un préjudice important, selon Gérôme Latièze. On a eu très peur, poursuit-il. Les gens ont été ballottés dans le snack. On a cru mourir, et par chance, seulement la moitié des campeurs étaient rentrés de balade ».
Bref, le drame a été évité de peu.
Publié le 11/06/2008 08:58 - Modifié le 11/06/2008 à 10:48 | LaDepeche.fr
Deux villages noyés dans la vallée du Vers
Une vague torrentielle a déferlé hier soir.

<<<DIAPORAMA>>> Des pluies torrentielles se sont abattues hier sur deux villages du département. Saint-Sauveur la Vallée e Saint-Marin de Vers, dans la vallée du Vers, à une demi-heure de route de Cahors, ont subi une véritable vague d'eau. Le violent orage a semble-t-il été très localisé géographiquement, mais très violent : caves et garages inondés, végétation (haies) endommagées… L'eau s'écoulait également en abondance sur la RD 820. Les pompiers ont été très sollicités. Deux gros orages ont également touché Le Vigan, le premier avec de la grêle. La commune n'a, semble-t-il, pas eu de dégâts à déplorer. En revanche, la commune de Gigouzac a elle aussi souffert des pluies torrentielles. Mais hier soir, peu après 22 heures, une cinquantaine de pompiers s'affairaient encore auprès des populations de Saint-Sauveur la Vallée, la plus touchée, et Saint-Martin de Vers. Ge gros moyens ont été engagés (camions citerne…) par les pompiers des centres de Labastide-Murat, Cahors, Cabrerets, Catus, Castelfranc, Latronquière, les Quatre Routes du Lot, Lacapelle, Livernon, Gramat et Gourdon. Un mètre d'au s'est rapidement engouffré dans les rues des villages, des dizaines de caves ont été inondées et les habitants ont dû se réfugier à l'étage de leur maison. Des routes ont été coupées et des ponts rendus inutilisables par cette vague d'eau aussi soudaine. Hier soir, aucun d'entre eux n'avait été relogé et aucun blessé n'était à déplorer. Mais la vigilance était de mise. A l'heure où nous bouclions cette édition, vers 22 h 30, l'eau qui avait envahi la D 820 commençait à se retirer.
Publié le 12/06/2007 10:56 | LaDepeche.fr
Gourdon. Le violent orage de dimanche soir a coupé des routes
INTEMPERIES
Un violent orage a éclaté dimanche soir, à partir de 20 h 30, sur la commune de Gourdon, occasionnant quelques dégâts sérieux sur les routes alentours mais aussi sur certaines toitures de bâtiments communaux.
Les employés municipaux ont été rapidement sur le pont, suivis par les employés de la DDEA afin de déblayer le plus rapidement les axes routiers ou chemins communaux coupés par des coulées de pierres ou de boue, d'arbres, etc.
Que nous dit Météo France après cet orage ? Jean-Michel Piquemal, prévisionniste, dresse le constat : « Gourdon en général a eu 50 mm d'eau en plus d'une heure, certains endroits ont atteint les 80 mm. Les rafales de vent ont atteint 58 km/h, voire à certains endroits précis là ou était situé l'orage, plus de 80 km/h. Ce qui était prévu par l'alerte de Météo France qui avait classé le département en catégorie orange. ».
Olivier Rodes, responsable du Centre technique municipal, a expliqué : « Cinq employés communaux, dont moi-même, avons travaillé de 20 h 30 jusqu'à 2 h 20 du matin afin de déblayer et de permettre la circulation sur les routes communales. L'orage a détruit des talus, créé des affaissements de fossés, les stations d'épurations se sont arrêtées, des routes ont été coupées en deux et des toitures arrachées. Nous continuons à nettoyer aujourd'hui. Les équipes vont tourner en deux huit, sans interruption dans les endroits suivants : chemin de l'Éperon, l'étang de Laumel, Notre-Dame des Neiges, Les Sagnes, chemin du soleil couchant, l'étang Écoute s'Il Pleut, chemin de Combe Froide, la rue des Fourniers, le cimetière et la digue de l'étang Écoute s'Il Pleut. »
Même son de cloche du côté de la DDE, M. Vidal, responsable du Service territorial routier de Souillac : « D'une façon générale, nous avons connu un orage important qui s'est déclenché sur Gourdon et Payrac dans la soirée. Des précipitations assez fortes ont entraîné des écoulements de castine et de matériaux divers sur la chaussée. Nos services sont intervenus et ont nettoyé quelques itinéraires dont la RD 12, route qui va vers Concorès et sur la RD 673, la route qui revient de Salviac, puis à Payrac, principalement la traversée sur la RD 820. »
Publié le 28/07/2006 09:42 | LaDepeche.fr
Orages : le Lot en alerte orange
LOT - Activée hier par le préfet, l'alerte court jusqu'à samedi matin.
La préfecture du Lot a décidé hier de placer le département en vigilance orange, jusqu'à samedi, pour risque d'orages violents. Météo France annonce en effet que le département risquait d'être touché, particulièrement aujourd'hui.
Le préfet du Lot, au vu des informations recueillies, a donc décidé de la mise en place de l'alerte pour phénomènes météorologiques dangereux.
Phénomène météorologique attendu : orages violents attendus sur le département. Cette vague orageuse devait rapidement s'étendre à toute la région au cours de la journée d'hier et prendre de l'ampleur en soirée et durant la nuit dernière.
Des risques de fortes rafales de vent pouvant atteindre 80 à 100 km/h, chutes de grêle et forte chutes de pluie, étaient également prévues localement.
Au regard des prévisions de Météo France, l'alerte doit être maintenue jusqu'à demain samedi, à 6 heures. Hier soir, à 19 heures, les pompiers du Lot n'avaient pas eu à intervenir.
« Ces violents orages sont susceptibles de provoquer localement des dégâts importants, notamment sur l'habitat léger et les installations provisoires, prévoit la préfecture dans un communiqué. Des inondations de caves et points bas peuvent se produire très rapidement ainsi que des crues de cours d'eau. »
À l'approche d'un orage, il est conseillé de prendre les précautions d'usage pour mettre à l'abri les objets sensibles au vent. Ne vous abritez pas sous les arbres. Évitez les promenades en forêts. Évitez d'utiliser le téléphone et les appareils électriques. Signalez sans attendre les départs de feu dont vous pourriez être témoins.
Publié le 06/07/2006 10:26 | Jean-Michel Fabre.
Gourdon : le camp des vététistes inondé
LOT - Intempéries. Mardi soir, pendant 2 heures, un violent orage a frappé la moitié Ouest du Lot.

L'étouffante chaleur a fini par éclater sous la forme d'un très violent orage, mardi en début de soirée, touchant toute la moitié ouest du département. La dalle caniculaire qui pesait sur le Lot s'est brisée sous les assauts du vent, sous les éclairs, les averses fortes qui localement se sont transformées en pluie de grêle. Dans le Gourdonnais, le déluge qui s'est accompagné de rafales atteignant, selon Météo France Gourdon, 80 km/heure, a « piégé » 250 jeunes vététistes âgés de 11 à 17 ans. Le camp de vacances « JEMCA » organisé par une association catholique avait installé son village de tentes sur le stade municipal de Gourdon. « On a vu l'orage arriver. Heureusement, nos plus jeunes participaient à une veillée à l'intérieur du gymnase » témoigne l'abbé Florent Millet. La force du vent a malmené les grandes tentes, déchiré des toiles et le déluge qui s'est abattu à ce moment-là a transformé la pelouse en rizière : « Nous avions 50 millimètres d'eau partout, les duvets, les affaires personnelles des jeunes, tout était trempé » explique le responsable du camp. Météo France a calculé qu'il était tombé en une nuit la moitié de la pluviométrie d'un mois de juillet. Devant ce déchaînement climatique, les adultes, ils sont une quarantaine dont 3 médecins et 6 infirmières qui forment l'ossature du camp, ont réagi aussitôt et alerté les secours. « Nous n'avions plus rien de sec, il nous fallait trouver un abri et des couvertures». Dans la nuit, le dispositif s'est mis en place. « Nous avons reçu la visite d'un adjoint de la mairie de Gourdon, la préfecture a été prévenue ainsi que la gendarmerie, le capitaine Falantin des sapeurs-pompiers a conduit les opérations » note Florent Millet. Le gymnase a ,finalement, servi d'immense dortoir, les Cordeliers, l'hôpital et le lycée ont fourni des couvertures. « On gère l'urgence », disait hier matin, le prêtre responsable du camp et l'urgence, c'est trier le matériel, voir ce qui est cassé et faire sécher les sacs de couchage. Tout se passe dans une bonne ambiance ». Après une deuxième nuit sous le gymnase, les quelque 300 personnes de JEMCA devraient rallier Gramat ce soir pour terminer leur périple à VTT à Rocamadour vendredi. La tornade de Gourdon aura soudé le groupe et finira en souvenir de vacances.
Publié le 01/06/2004 | LaDepeche.fr
Après la sécheresse, de calamiteux orages.
GOURDON (46) - AGRICULTURE. LES ORAGES DE LA SEMAINE ONT PROVOQUÉ DE GROS DÉGÂTS SUR CERTAINES PROPRIÉTÉS.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, de violents orages ont éclaté sur le secteur de la Bouriane en provoquant des dégâts électriques. Plus de 700 clients ont ainsi été plongés dans le noir sur le secteur. Plus de la moitié d'entre eux avait retrouvé la lumière dans les trois minutes qui ont suivi mais l'autre moitié a dû patienter jusqu'aux alentours de minuit. Ces orages ont causé des dégâts chez certains agriculteurs.
M. Lavillat, responsable de Météo France, nous donne quelques précisions sur ce phénomène : « Cet orage a éclaté en soirée, de 19 heures à 22-23 heures, avec des averses importantes, jusqu'à 7 mm à la minute durant une à deux minutes et la température maximale était de 27,3° vers les 18 heures. Les rafales de vent ont atteint 47 km/h à 19 heures. En ce qui concerne les grêlons, autour de la station, c'était plutôt du gros grésil, de 1 mm à 5 mm, mais un peu plus au Nord les grêlons ont atteint 5 à 10 mm. L'orage s'est formé dans le Lot-et-Garonne, vers 17 heures, il est arrivé dans le Lot par Puy-l'Evêque et a atteint son maximum autour de Gourdon ».
Ainsi, sur la commune de Rouffilhac, la plantation de tabac de Jean-François Bouygues a été particulièrement touchée. Deux jours après les orages, son champ était encore triste à voir. De larges crevasses avaient englouti certains plants, d'autres étaient noyés dans la boue. Pour cet agriculteur, cela représente un manque à gagner très important, d'autant plus que les assureurs ne le couvrent pas, arguant qu'à cette période de l'année les cultures sont tout juste mises en place et que l'agriculteur peut éventuellement replanter sans que cela porte à conséquence.
17 000 plants anéantis
Tout le travail qu'il a effectué, la semaine auparavant, en plantant ses 17 000 plants a ainsi été réduit à néant en l'espace de quelques minutes et sa mise de départ perdue, entraînant un revenu plus que compromis à l'automne. Revenu nécessaire pourtant à sa survie après l'année dernière et sa sécheresse exceptionnelle. L'orage de la semaine dernière a durement touché le monde agricole. «On passe pour des pollueurs, des chasseurs de primes mais nous sommes tributaires des caprices de dame nature, assure l'agriculteur. Les répercussions ne touchent pas seulement cette année mais aussi les années à venir, le meilleur de la terre a été raviné. ». Si le mauvais temps s'acharne, il et enchaîne une nouvelle année difficile, il est sûr que pour le monde agricole est en péril.
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